20 kilomètres de Paris 2012, la fête à la grenouille

Ce matin, une chose était courue d’avance. Pas la distance des 20 kilomètres qu’il allait falloir se farcir ni le temps qui allait être nécessaire pour boucler le parcours, mais le fait qu’une bonne douche serait au programme pendant plus d’une heure. Ce qui n’était pas du tout pour réjouir le coureur binoclard que je suis.

Je me souviens qu’en 2010, pour ma seule et unique participation à cette grande classique parisienne, un soleil quasi printanier était de la fête. Cette année l’automne a déjà pris logiquement ses quartiers et compte tenu de la date, je n’y trouve rien de scandaleux même si la température au départ me paraît un peu faible. C’est après avoir récupéré dossard et maillot aux couleurs de l’association sur le stand de la chaîne de l’espoir pour laquelle j’ai décidé de courir cette édition des 20 kilomètres de Paris puis serré quelques mains au pied du Pilier nord de la tour Eiffel désigné comme lieu de ralliement par Jean-Pierre que je rejoins sagement le pont d’Iéna.

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Avec Jean-Pierre avant le départ

J’y retrouve par hasard Emmanuelle qui s’apprête une nouvelle fois à faire la meneuse de revue d’allure. Cette fois-ci elle a deux heures une fois le départ donné pour emmener les coureurs et coureuses qui lui font confiance jusqu’à la ligne d’arrivée. Un exercice difficile mais qu’elle maîtrisera parfaitement. La nouveauté de cette année, hormis une nouvelle modification de parcours, consiste en l’organisation d’un départ par vagues, à l’image de Paris-Versailles. Emmanuelle m’apprend que nous partirons dans la vague n°2. J’espère alors que ce nouveau système réussira à fluidifier le premier kilomètre toujours très délicat à négocier en raison de l’affluence de coureurs dans la montée du Trocadéro et même jusqu’à la célèbre et très large avenue Foch. Il n’en sera rien.

Dès que le départ est donné je suis contraint d’emprunter les trottoirs, de me faufiler entre les coureurs plus lents devant moi, m’excusant souvent, me faisant sermonner parfois. L’exercice n’est pas pour me déplaire mais il est très consommateur en énergie à la fois physique et nerveuse. Et même si je m’en sors très honorablement sur les mille premiers mètres (4’31 ») je me sens bêtement obligé d’avaler le second kilomètre à tombeau presque ouvert (3’47 ») pour refaire mon retard puisque j’envisage une chrono final inférieur à 1h25′. Le temps d’arriver sur la longue allée de Longchamp, de trouver mon rythme de croisière et ce sont déjà bientôt cinq kilomètres qui ont été parcourus puis six au moment d’effectuer un virage à 180° avant le pont de Suresnes pour revenir traverser le bois de Boulogne par l’avenue de l’hippodrome en léger faux plat montant qui fait sensiblement baisser mon allure. Mais je sais qu’une fois sur l’allée des fortifications bien connue des finishers du marathon de Paris et qui longe l’hippodrome de Longchamp il y aura deux kilomètres très roulants avant d’atteindre les quais de Seine. J’enchaîne alors quatre kilomètres, du neuvième au douzième à un très bon rythme (3’55″/3’53″/3’53″/3’48 ») passant à cette occasion sous l’arche matérialisant les 10 kilomètres en 40min 14sec si j’en crois les données officielles.

Il reste alors huit kilomètres jusqu’au quai Branly, pas les plus simples à négocier, le long des quais et sous les tunnels. La pluie a obligé les courageux supporters à se réfugier sous ces derniers. Chaque passage de tunnel se transforme alors en moment précieux où la ferveur des spectateurs déclenche un joyeux brouhaha rassérénant pour les coureurs. C’est placé à l’entrée de l’un d’eux que Grégo donne de la voix et encourage à tout va autant de coureurs qu’il le peut. Je le retrouverai même à l’orée du 19ème kilomètre pour une belle séance photo !

La pluie ne faiblit pas, moi non plus. J’arrive à maintenir une allure assez régulière autour de 15km/h sur le quai des tuileries puis au passage du pont Royal. Je n’arrive cependant pas à accélérer sur les trois derniers kilomètres, ou très peu. Le trafic se densifie à nouveau, ça fait plus d’une heure que je remonte inlassablement des dizaines de coureurs qui commencent à s’essouffler sur la fin. Je suis à nouveau obligé de slalomer en tenant compte des énormes flaques d’eau qui se sont formées sur la chaussée et que j’essaie d’éviter tant que faire se peut. Mon finish n’est cependant pas catastrophique et même sans finir au sprint au terme d’une course ultra régulière je maintiens jusqu’au bout mon allure moyenne de 4 minutes par kilomètre. Je serai finalement crédité d’un temps officiel d’1h20’44 » et d’une jolie 472ème place sur plus de 22500 finishers.

Côté matériel, j’ai pour la première fois couru en course avec mes Saucony Kinvara3 qui se sont excellemment comportées mais je n’en suis pas étonné. Je portais également pour la première fois en course mon maillot adidas Techfit qui m’a apporté un maintien sans faille.

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15 réflexions sur “20 kilomètres de Paris 2012, la fête à la grenouille

  1. Encore une très belle course, bravo! On m’a en effet dit que la course était difficile a cause de sa très grande fréquentation, je n’avais pas conscience qu’elle avait autant grossi… Belle régularité, impressionnant !

    1. Je me suis employé bien évidemment mais j’ai été surpris moi même de finir assez frais et en pleine forme le lendemain :) ça doit tenir à l’effet massant de la pluie pendant la course !

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