Me, my shoes and I

Les lecteurs qui me suivent plus ou moins régulièrement depuis un peu moins de deux ans l’auront remarqué, j’ai eu l’occasion d’évoquer une bonne demi douzaine de fabricants de chaussures et plusieurs opportunités de tester du matériel en participant aux veillées du bois organisées par Team Outdoor, en étant retenu pour donner mon avis pour runners.fr ou encore très récemment en répondant à l’invitation du feel-good village. Mon histoire avec les chaussures n’a pourtant pas toujours été aussi agitée que ces derniers temps.

J’ai couru en 2009 ma première course à l’occasion du semi-marathon de Paris avec une paire d’Asics d’entrée de gamme que j’ai emmenée jusqu’à la fin naturelle de sa vie, juste avant de m’équiper chez Mizuno pour courir mon premier marathon en 2010 sans nul autre critère de choix que le rabais déniché sur un site de vente en ligne. C’est seulement à l’issue de ce marathon achevé laborieusement que j’ai commencé à m’intéresser de plus prêt au matériel. Pour des questions de physiologie mais également dans un soucis d’amélioration de mes performances (ça veut dire dès l’instant où le virus de la course à pied m’était sérieusement inoculé) Je me suis promis à l’époque de ne pas recourir de marathon avant de savoir courir (un peu plus) vite. Je savais qu’atteindre mon objectif passerait par une modification évidente de ma technique de course et j’ai fait confiance à Newton Running pour me faciliter la tâche.La marque américaine a parfaitement rempli son contrat en me permettant de me rapprocher des 40′ sur 10 kilomètres dès mon deuxième essai. Bizarrement, je suis ensuite revenu chez Mizuno, le temps d’une paire de Rider et de passer sous les 1h30′ sur semi-marathon. Mais j’ai fini par admettre que mon pied étroit et creux s’accomodait mal des larges chaussons conçus par la marque japonaise.

J’ai également décidé à cette époque et de manière un peu pompeuse (!) que j’allais m’équiper de 2 paires de chaussures que j’utiliserais chacune pour leurs caractéristiques propres, en fonction du type de course et/ou de séance d’entrainement. J’ai donc opté pour une paire de Brooks T7 Racer pour la piste et les courses de 10 kilomètres et une paire d’adidas adiZero Boston pour tout le reste. Dans les deux cas j’ai été conquis par le retour sur investissement, c’est à dire de nouveaux records sur dix kilomètres, semi-marathon et marathon. Côté trail, j’ai effectué mes débuts en 2012 en faisant confiance à The North Face suite à un essai concluant effectué grâce à Team Outdoor. Ce qui fait donc non pas deux mais trois paires de chaussures. En complément, et en phase avec ma vision de la course à pied et ma foulée désormais portée vers l’avant, j’ai pu acquérir des chaussures au drop réduit voire nul et découvrir de nouvelles sensations. Je me suis dès lors arrêté de compter en nombre de paires….

Mon intention à l’avenir n’est pas de devenir un testeur fou et de changer sans arrêt de matériel. Je dois cependant avouer qu’il est très plaisant d’avoir l’opportunité de tester les nouvelles évolutions technologiques proposées par les fabricants. A ce jour, la chaussure la plus polyvalente dans ma pratique, celle qui m’a le plus convaincu est sans conteste la Boston d’adidas. Si je devais préparer demain un semi-marathon ou un marathon je me tournerai à nouveau sans hésitation vers une troisième paire de ce modèle qui m’a apporté la plus grande satisfaction…à moins que la Green Silence conçue par Brooks et qui semble offrir le meilleur compromis entre tous les critères évoqués, ne vienne jouer les trouble-fêtes et voler la vedette à la Kinvara3 de Saucony.

About these ads

10 réflexions sur “Me, my shoes and I

  1. jolie chronologie.
    Mais c’est vrai qu’il faut savoir se mettre sur pause de temps en temps pour user un peu les semelles et arrêter de réfléchir à ce qu’on a au pieds.
    Enfin, tant que tu as moins de paires que madame, ça reste raisonnable non ?

  2. Je me demandais si tu courais toujours en Boston maintenant que ta foulée est orientée médio_pied (leur drop ne s’y prête guère) ?
    Et la gazelle toujours d’actualité ?

    • Salut ! Je ne cours plus en Boston mais je serais curieux d’essayer la dernière version. Ma chaussure du moment c’est l’altra the one dont j’ai parlé. Zéro drop mais de l’amorti. Pour le reste je suis un peu perdu à force de changer. Si je devais courir un marathon je n’ai aucune idée de la chaussure que je choisirais. Reste qu’adidas me convient bien. L’adios est la chaussure de mes records sur 10/semi/marathon. Mais j’ai été déçu par sa faible durée de vie même si c’est logique qu’une chaussure typée racer se détériore plus rapidement. J’ai toujours ma paire de gazelle mais je ne cours plus avec, elle a vécu. Si je pouvais j’investirais dans une nouvelle paire.

  3. Je viens de faire l’acquisition de la Sayonara.
    Je mesure 1,67m et pèse 65kilos.

    Penses-tu que la Sayonara sera une chaussure universel pour moi ?
    Ou serai-je obliger de m’équiper d’une deuxième paire pour le semi et marathon ?

    Précision qui peut aider : dernier chrono sur semi octobre 2013 : 1h22 et quelques secondes. Teste demi-cooper sur 6 minutes effectué début mai (jai un 11km de prévu en juin) VMA de 16,50. Je me sens capable, si je suis bien en forme, de terminer ce 11km entre 39/40 minutes

    Mon instinct me dit qu’il y aura moyen de les traîner jusqu’au semi, j’ai un doute pour le marathon.

    • Salut Sam,
      Tu as arrêté de courir depuis ta perf sur semi d’octobre ? Parce qu’à cette époque tu étais plutôt à 18 de VMA. Nos niveaux sont comparables.
      J’ai emmené la sayonara sur les 20k de Paris en octobre sans aucun problème. Je pense que je monterais aussi avec sur marathon mais je comprends que tu aies un doute. Je pense qu’il faut que tu la testes sur 1 ou 2 sorties longues de 2h pour savoir….

      • Oui, le semi de octobre c’était ma première et dernière compétition. Mais, j’ai continué de m’entraîner assidûment depuis octobre 2013. A l’heure actuelle, le seul sport que je pratique c’est la course à pied.

        18 de VMA ? J’ai un doute. J’ai merdé un peu sur mon premier test de début mai. On va dire que je suis entre 16 et 17 de VMA.

        Je pense aussi la même chose, jusqu’au semi je ne devrai pas avoir de problèmes.
        Je ferrai des tests sur des sorties longues de 2h. Si c’est limite, je ferrai l’acquisition en septembre, des wave rider 17 pour mon premier marathon, celui de Metz.

  4. J’ai le dossard en main. J’ai fait exactement : 1h22,37s j’ai terminé 62ème sur 2471 participants.

    Je suis étonné ! En effet, j’ai une VMA de 18. Effectivement, j’ai bien raté en début du mois mon test de VMA (demi-cooper de 6 minutes). En fait, je l’ai fait deux fois, la première fois je suis parti trop vite (trop pression) je l’ai pas terminé donc j’avais forcément moins de jus pour le recommencer même après 3 minutes de pauses.

    Il y pas de soucis pour le résultat du marathon de Metz.

J'ai un truc à dire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s