Les foulées charentonnaises 2012

Une fois n’est pas coutume, j’entame le récit de cette course par des félicitations appuyées à l’équipe qui l’organise. Un sans faute absolu. Déjà le samedi, le chaleureux accueil des bénévoles au retrait des dossards aurait pu mettre la puce à l’oreille (je l’ai finalement fixée à ma chaussure droite). Et puis le jour de la course, de la dépose des sacs à la canalisation ultra efficace des coureurs après l’arrivée en passant par l' »escadron » de signaleurs non avares en encouragements malgré une tâche pas toujours facile à accomplir, tout semblait mis en oeuvre pour que chaque concurrent n’ait à se préoccuper que de sa course. Et bien sûr, comble du luxe par la température polaire qui régnait ce week-end, le gymnase chauffé qui en a réconforté plus d’un aussi bien en attendant le départ que pour s’y réfugier illico une fois les 15 kilomètres avalés. Comment ne pas profiter de telles conditions pour claquer un temps, comme on dit !

Sur le chemin qui me mène doucement aux 80 kilomètres de l’Eco-Trail de Paris le 24 mars, j’ai décidé de semer quelques objectifs intermédiaires. Après m’être assuré le 22 janvier dernier que l’idée de se lancer sur du trail n’était pas farfelue, avoir vérifié que ma vitesse était toujours décente sur 10 kilomètres la semaine suivante, et avant de retourner me frotter au début du mois de mars au semi-marathon de Paris, quoi de mieux que cette épreuve atypique de 15 kilomètres pour y voir un peu plus clair sur ma capacité actuelle à maintenir ma vitesse sur une heure de course. Atypique, parce qu’en réfléchissant à la stratégie que j’allais devoir adopter, j’ai eu un peu de mal à savoir sur quelle allure j’allais devoir me baser puisque je ne possède aucune référence sur cette distance.

Au moment de nous retrouver sous l’arche du départ, ou plus exactement à côté de celle-ci (l’absence de tapis mesurant le temps puce réel autorisait un très large peloton de coureurs) et frigorifiés par une température négative d’une bonne demi-douzaine de degrés Celsius, Salvio qui enchaine les courses et les performances comme d’autres les perles d’un collier (sic) et moi décidons de partir sur un rythme à peine moins élevé que sur un classique 10 kilomètres dans l’espoir de boucler le parcours en 60 minutes. Ce sera bien le cas (3’51 » au passage de premier kilomètre). Profitant de ma forme ascendante je décide même de prendre les choses en main et de mener l’allure pour Salvio qui m’emboîte le pas de près. Je ne me retournerai quasiment pas jusqu’à l’arrivée, faisant preuve pour une fois d’un certain talent de métronome !

Je connais suffisamment bien la façon de respirer de Salvio pour savoir s’il est toujours là. J’ai donc su sans me retourner qu’il allait doucement lâcher prise à compter du kilomètre 10, alors qu’il devenait de plus en plus difficile pour lui de maintenir une vitesse de 15km/h. Le parcours qui se compose de 3 boucles mêlant les rues de Charenton aux allées du bois de Vincennes est roulant. C’est même un euphémisme. Et malgré certaines lignes droites assez conséquentes, je ne trouve pas le temps de m’ennuyer une seule seconde. Pour la 3ème fois en 4 semaines, je participe à une compétition où je savoure chaque seconde qui passe. Le phénomène est surprenant mais bien réel.

Au moment de lancer le traditionnel sprint du dernier kilomètre, je trouve même assez facilement les ressources pour augmenter l’allure et finir proprement en prenant presque le soin de m’apprêter pour la séance photorunning.fr

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11 réflexions sur “Les foulées charentonnaises 2012

  1. Excellent!! Quelle foulée qui me fait rêver ! Et tout ca tout en plaisir et avec les ressources suffisantes pour donner encore plus sur la fin. Bravo pour cette belle performance ! Et dire que tu t’entraines seul et sans plan… Tu as un secret ? :)

  2. Plume et foulée s’aiguisent à vue d’oeil au fil des courses! Je suis impressionné de voir comment tu as réussi a tenir la cadence sur 50% plus long que « d’habitude ». Bravo! (mention spéciale pour la puce a l’oreille qui finit au pied droit, très jolie figure de style)

  3. Merci !

    @Franck j’aurais bien aimé te voir en action sur ce parcours ! Mais finalement t’as bien fait d’aller décrocher ta brillante 7ème place aux Buttes samedi.

    @sandrunning un secret … hmmm … je sais pas moi ma prochaine paternité peut être. mais ça reste entre nous !

    @seb merci de relever mes figures de style (si tant est qu’on puisse qualifier mes galipettes linguistiques ainsi) figure toi que moi aussi j’ignorais un peu ce qui allait se passer après le 10ème kilo. Je me demandais si un peu comme Salvio je coincerais aussi. Et puis c’est passé. Je crois que j’ai franchi un cap.

  4. encore une affaire rondement menée !
    Quelques remarques tout de même…
    Madame sait-elle que tu connais trop bien la façon de respirer de Salvio dans l’effort ?
    Pour l’as du mauvais plan, cet enchainement prémédité de course et de distances me parait très intéressant avant de poser quelques sorties vraiment longues !

    • Ah ça fait plaisir cette dernière remarque. J’espère bien en récolter les fruits effectivement.
      Pour le reste madame est trop occupée à recevoir des sms mystérieux ;)

  5. Ping : Les Foulées Charentonnaises 2012 : une belle course, une mauvaise perf. « First Quartile Runners

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